Démarrage sur les chapeaux de roues
J'ai démarré les exercices de mixage phosphénique il y a 2 mois, et j'ai déjà tant de choses à dire ! Pourtant, je n'en suis pas à mon premier essai en matière d'initiation ! J'ai 34 ans et je suis allé parfois fort loin en Afrique pour avancer dans ma recherche spirituelle. Or, voilà que le Phosphénisme peut m'offrir tout ce que je recherche, ici, dans mon pays.
J'ai débuté en mixant une prière dans le phosphène, matin et soir, avec la lampe de poche, ma situation ne me permettant pas actuellement de me déplacer avec la lampe du Dr LEFEBURE.
Rapidement, des souvenirs et des sensations de mon enfance me sont revenus à la mémoire. Je me suis revu, devant mes cahiers, fixer l'ampoule de la lampe d'architecte que j'avais toujours sur mon bureau, jusqu'à voir le co-phosphène… Je me revois aussi, au milieu d'une aire de jeux d'enfants, fixer le soleil jusqu'à le voir s'obscurcir et “tournoyer”, tout en rêvant à je ne sais quoi. En voiture également, lors de vacances familiales, j'avais l'impression de le voir “sauter”, ce dont je m'étonnais à voix haute. Le soir, mon chaos visuel me montrait des vagues successives de lueurs mordorées que j'observais, fasciné, et j'avais remarqué que je les intensifiais quand je me frottais les yeux. Du coup, tous les soirs, je créais un grand phosphène nébuleux, que j'entretenais le plus longtemps possible.
La lune me fascinait littéralement : je me revois la regarder en lui composant mentalement un poème que j'ai toujours, la nuit en rentrant du collège.
Cela me fait comprendre beaucoup de choses. À cette époque, mes parents répétaient à l'envie que j'avais des “capacités intellectuelles supérieures”, ce que mes professeurs semblaient croire aussi et dont je me défendais avec force. Mais rétrospectivement, je dois reconnaître qu'entre 12 et 15 ans environ, j'ai été pris d'une grande soif de savoir, engloutissant des collections de livres entières. Je pouvais lire 4 livres en même temps. L'essentiel de mes connaissances venaient d'ailleurs de mes lectures. Je bâclais les cours qui m'ennuyaient à mourir, les professeurs me reprochaient d'être “fumiste”, n'en faisant que le minimum pour être juste à niveau. J'étonnais tout le monde en classe quand je répondais à une question de culture générale jugée difficile, et je me rappelle aussi que parfois je devinais le sujet ou la réponse avant même que le professeur ne l'inscrive au tableau. Je lisais des livres de philo : Epictète, Epicure, Sartre. Je lisais la bible aussi !
Tout cela me semble pouvoir aussi expliquer, au moins en partie, pourquoi j'étais un enfant un peu à l'écart, un peu différent des autres, du fait que je ne partageais pas les mêmes centres d'intérêts. Il m'est revenu un épisode où j'essayais de convaincre un ami de tenter de faire des expériences de transmission de pensée, car j'avais lu quelque part que la télépathie était plus facile entre des personnes proches. J'avais même obtenu une réussite surprenante, qui l'avait lui-même saisi d'étonnement, mais il préférait décidément jouer avec ses vaisseaux spatiaux, ses hulks et autres super-héros !
Cela explique aussi pourquoi je ne choisissais un nouveau logement qu'en fonction de certains critères que je ne savais pas bien expliquer aux autres, et qui m'amenaient à dire de tel ou tel appartement que je visitais qu'il avait un mauvais “Feng Shui” ou un bon “Feng Shui”. En fait, sans en être conscient, je faisais allusion à une plus ou moins bonne exposition au Soleil.
Il y a 3 ou 4 ans, en rentrant du travail, j'étais assis dans le RER avec le soleil couchant à ma gauche. Spontanément, je me mis à faire entrer ses rayons alternativement dans mes deux yeux tout en respirant profondément pour me détendre d'une journée stressante. Je ressentis alors un état de pure paix, mais tout à coup, je m'aperçus qu'une femme assise non loin observait mon visage avec une sorte d'admiration mêlée de surprise. Je me rendis compte alors de la félicité qui m'envahissait, ce qui provoqua à son tour mon étonnement.
Je me rappelle que, dès le matin au réveil, j'étais rempli d'énergie et d'optimisme, je bondissais aussitôt hors de mon lit, impatient d'attaquer la journée. Devenu adulte, je déplorais parfois d'avoir perdu cette ardeur matinale, mais… depuis que je me suis mis aux phosphènes, je retrouve exactement les mêmes sensations ! La pratique me redonne la joie de vivre, je déborde à nouveau de curiosité, j'ai le cerveau en ébullition, je me montre de meilleure humeur, plus sociable, plus bavard, plus positif, plus stable aussi. Cela est déjà chose inestimable pour moi, je ne peux que remercier le Dr LEFEBURE et tous ceux qui travaillent à faire connaître le Phosphénisme. Mais je compte bien continuer avec assiduité, et avancer aussi loin que possible dans la pratique.
Christophe